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MPC 162045 CHIEFTAN TANK

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Il a servi au cours de la guerre Iran-Irak, dans les forces iraniennes, et lors de l’invasion du Koweït en 1990. Comme ses concurrents européens, le Chieftain bénéficia d’un large succès à l’export vers le Moyen-Orient, mais, contrairement au Centurion, il ne fut adopté par aucun autre pays membre de l’OTAN ou du Commonwealth

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Description

Le FV4201 Chieftain (en anglais, Chieftain signifie « chef de clan ») est un char de combat britannique conçu par la Royal Ordnance Factory à partir de la fin des années 1950 pour succéder au char Centurion. Lorsqu’il entre en service dans les forces britanniques en , il est considéré comme étant le char le mieux blindé dans les rangs de l’OTAN. Cependant, son moteur peu fiable lui causera de nombreux problèmes de disponibilité durant une grande partie de sa carrière

Le char Centurion prédécesseur du Chieftain avait été conçu pour associer la mobilité d’un char Cruiser et le blindage d’un char d’infanterie, ce qui lui valut l’appellation de char universel. Cependant, l’apparition des chars lourds IS-3 et T-10 soviétiques accéléra les événements et obligea les Britanniques à créer leur propre char lourd, le Conqueror, équipé d’un canon de calibre 120 mm. Les contraintes imposées par la masse et le coût des chars lourds poussa les Britanniques à réfléchir au moyen de combiner le blindage et la puissance de feu du canon du Conqueror dans un char du gabarit du Centurion.

Le constructeur Leyland Motors, qui avait déjà été impliqué dans la création du Centurion, avait construit ses propres prototypes d’un nouveau char en 1956, et ceux-ci menèrent à l’établissement, par le War Office, d’une spécification pour un nouveau char. Cette dernière, émise par l’état major, misait sur l’expérience acquise par le Centurion pendant la guerre de Corée et sur les enseignements tirés de la conception du Conqueror. On attendait de ce futur char qu’il soit capable d’engager l’ennemi à longue distance et depuis des positions défensives et qu’il soit résistant face à des tirs d’artillerie moyenne. À ces fins, le canon devait avoir un angle de dévers plus important que les 8° que permettait le Conqueror et un blindage frontal plus important. Il devait également être capable de tirer 10 coups par minute pendant la première minute et 6 coups par minute pendant les 4 minutes suivantes.

Quelques exemplaires des premiers prototypes furent fournis aux troupes pour essais à partir de 1959, ce qui permit d’apporter quelques changements au concept initial. Les plus grosses modifications furent effectuées à l’arrière de la caisse, qui dut être redessinée, afin de résoudre des problèmes de vibrations du moteur et de refroidissement. Ce changement majeur fit prendre de la masse à l’engin, qui avoisinait désormais les 50 tonnes. En conséquence, la suspension du char, qui n’était prévue au départ que pour une masse de 45 tonnes, fut renforcée. Les maillons des chenilles durent également être adaptés, afin de préserver l’intégrité des routes, et la garde au sol fut augmentée. Le concept fut validé au début des années 1960.

Les Britanniques et les Israéliens avaient collaboré pendant les dernières étapes de sa conception[3], avec l’idée de fond qu’Israël achèterait la licence et produirait localement le véhicule (via les usines d’IMI – Israeli Military Industries). Deux prototypes furent fournis aux forces de Tsahal, pour une période de test de quatre ans[4]. Les résultats et les importants retours d’expérience engendrés par cette phase d’expérimentations furent pris en compte par le constructeur britannique, mais finalement les politiciens britanniques décidèrent de changer d’avis et stoppèrent le programme[5], ce qui poussa Israël à continuer sur un programme qui lui était propre[6] et qui donnera lieu à la création du Merkava[4].

En 1957, l’OTAN avait spécifié aux différentes forces armées qu’elles devraient utiliser des moteurs polycarburants. Les premiers moteurs BL délivraient une puissance d’environ 450 ch (340 kW) au volant moteur, ce qui signifiait une vitesse maximale d’environ 40 km/h et une performance en mobilité tout-terrain limitée. La performance globale de l’engin était encore plus entravée avec l’emploi d’une suspension à ressorts Horstmann (en), inconfortable pour l’équipage, et qui transformait en un vrai défi la moindre utilisation hors-piste du véhicule. En raison d’un assemblage sous pression des chemises de cylindres du moteur, des fuites de liquide de refroidissement à l’intérieur du bloc était monnaie courante, résultant en l’apparition d’une importante fumée blanche à l’échappement. À la fin des années 1970, le concept du moteur fut modifié, avec l’apparition du Belzona (un composé à base de polymère), qui fut utilisé pour améliorer l’efficacité des joints des chemises. Les puissances des moteurs furent également revues à la hausse, les dernières versions délivrant quelque 750 ch au volant moteur. Cela améliora beaucoup les performances et la vitesse maximale du char, bien que ses capacités tout-terrain soient restées assez limitées.

Plusieurs aspects de la conception du Chieftain furent d’abord testés en 1956 sur le démonstrateur technologique FV4202 « 40-ton Centurion », dans lequel la position du conducteur était allongée, permettant de réduire la hauteur de la caisse et d’incliner plus fortement le glacis. Sa tourelle moulée, dépourvue de masque, possédait un profil balistique particulièrement étudié

Informations complémentaires

Poids 0,6 kg

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