Description
Le char d’assaut sud-africain Olifant (éléphant en afrikaans) est une version améliorée du char britannique Centurion dont le développement a commencé en 1976.
Les Olifant sont utilisés pour la première fois au combat pendant l’opération Moduler en au sein de l’escadron E de l’école des blindés renforçant le 61e bataillon mécanisé. Ce déploiement serait lié à une intervention du premier ministre Pieter Willem Botha, qui aurait exprimé son mécontentement de voir inutilisés les chars qui avaient coûtés si cher à moderniser. Il s’agit à cette époque du seul escadron opérationnel, l’escadron F n’étant pas encore totalement entraîné. Chaque escadron comprend trois troupes de trois chars, plus une troupe de commandement avec deux chars et deux chars de réserve, soit treize chars en tout.
Placés à la pointe de l’attaque, les Olifant n’ont pas de difficulté à détruire les T-55, alors même que ceux-ci sont enterrés dans des positions défensives. La plupart des engagements se font en effet à courte portée et les obus flèches n’ont pas de difficulté à traverser le talus, puis le blindage frontal du char se trouvant derrière. Les tankistes sud-africains ont en revanche des difficultés à repérer leurs adversaires et à déterminer s’ils ont effectivement touché la cible du fait de l’épaisseur de la végétation. pour cette raison les obus à charge creuse, dont l’effet est immédiatement visible, sont souvent utilisés en premier, bien qu’ils ne puissent traverser les talus et qu’ils peuvent exploser prématurément au contact de la végétation.
Un deuxième escadron est déployé par la suite, doublant la force disponible à vingt-six Olifant. Faute de personnel dans l’armée d’active, les équipages sont toutefois des réservistes des régiments Pretoria et Molopo de la Citizen Force. Trois Olifants sont perdus au cours du conflit, tous lors de l’opération Packer à la fin de la guerre. Deux sont immobilisés par des mines et, ne pouvant être récupérés en raison des combats, sont détruits ultérieurement par la SADF. Le troisième perd une chenille après s’être embourbé et doit être abandonné par son équipage. Capturé presque intact par l’armée angolaise, il est transporté à l’aéroport de Menongue, où il est démonté. Certains éléments, dont la tourelle, sont envoyés par la suite en Union soviétique.









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